Pour la présidente des Focolari, l’économie de communion peut contribuer aux Objectifs du Millénaires pour le développement

Lavinia Sommaruga Bodeo et Maria Voce (Photo: Marcel Caduff)Lavinia Sommaruga Bodeo et Maria Voce (Photo: Marcel Caduff)

Le Centre de rencontres d’Initiatives et Changement a eu l’honneur d’accueillir la présidente italienne du mouvement des Focolari, Maria Voce, à Caux-sur-Montreux. Elle s’est exprimée sur « l’économie de communion : un instrument au service de l’humanité vers un monde uni » durant la rencontre « Confiance et intégrité dans une économie mondialisée : explorer de nouvelles voies pour une économie mondiale plus juste »

Introduite par Lavinia Sommaruga Bodeo, d’Alliance Sud, Maria Voce a appelé au retour de l’éthique et de la culture du don. Celle-ci exige de grandes compétences de discernement pour séparer les éléments positifs et négatifs de la mondialisation, et d’en apercevoir les défis. « La créativité, les nouvelles formes de pensées et les nouvelles actions économiques sont la clé de notre avenir ».

Le concept d’« économie de communion » a été développé par la fondatrice du mouvement des Focolari, Chiara Lubich. L’économie de communion réunit des entrepreneurs, des employés, des gestionnaires, des financiers et des personnes en difficultés des cinq continents, qui s’engagent pour un meilleur partage des bénéfices des entreprises. Les bénéfices sont divisés en 3: une part pour les personnes dans le besoin ; une autre pour la formation d’« hommes nouveaux » formés à la solidarité et à la communion fraternelle ; et enfin, une troisième est réinvestie pour le développement de l’entreprise.

« Il faut que les entreprises deviennent une communauté de personnes unies par des relations authentiques » a insisté Maria Voce. Des valeurs telles que la coopération, la confiance, l’écoute, l’amour pour la vérité, le respect des compétences, la participation et l’attention aident la créativité et l’innovation, dans le respect de la dignité de la personne. Elle a poursuivi en mettant en relation l’économie de communion avec les objectifs du millénaire pour le développement des Nations Unis : les moyens techniques pour y parvenir existent, « mais ce monde a encore besoin d’une sève vitale, d’une âme, d’une cohérence de vie entre projets et actions concrètes, entre définitions et comportements adéquats. » a-t-elle conclu.

>> Le discours de Maria Voce en ligne (podcast)

>> Le discours de Maria Voce en ligne (texte)

>> Plus d'info sur les Rencontres internationales de Caux 2010

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