Confiance et intégrité dans une économie mondialisée

« Il y a assez pour répondre aux besoins de chacun, mais pas pour apaiser notre cupidité. » Mahatma Gandhi.

Ces mots ont été prononcés par Mohan Bhagwandas, coordinateur du cycle de conférence « Confiance et intégrité dans une économie mondialisée » qui s’est ouvert le vendredi 24 juillet 2009 au centre de conférences d’Initiatives et Changement, à Caux. Près de 160 participants originaires de 39 pays différents vont se rassembler pour envisager un monde durable dans lequel les générations futures pourraient vivre.

La soirée d’ouverture a été l’occasion de présenter les quatre groupes de travail qui se tiendront tout au long de la session : groupe des jeunes professionnels, groupe affaires, groupe médias et groupe alimentation et développement durable. Plusieurs représentants de ces groupes de travail étaient présents, tel Jean-Pierre Méan, vice-président de la branche suisse de « Transparency International », Ingrid Franzon, nutritionniste suédoise et directrice d’une clinique de médecine générale à Falun, Bernard Margueritte, journaliste, auteur et président du « Forum International de la Communication », Justin Walford, directeur des opérations chez Genuine Guide Gear, et Mohan Bhagwandas.

Jean-Pierre Méan est parti d’une citation de l’ouvrage de Milton Friedman « Capitalism and Freedom » de 1962, pour discuter des dysfonctionnements du système économique actuel. « Récemment, les inégalités ont augmenté au lieu de diminuer. » Il a rappelé qu’aujourd’hui, « une personne sur six n’a pas accès à une alimentation en quantité suffisante pour être en bonne santé. »

Bernard Margueritte a évoqué le rôle des médias pour promouvoir des pratiques dignes de confiance dans l’économie mondiale. Il a notamment listé les trois rôles principaux selon lui du journalisme : être un pilier de la démocratie, des relations internationales et de l’éducation.

Enfin, George Katito, chercheur zimbabwéen pour le Governance African Peer Review Mechanism Programme, institut sud-africain des affaires internationales à Johannesburg, a partagé son approche humaine et durable de la mondialisation. Il a notamment évoqué les effets de la crise économique mondiale dans les pays développés et sous-développés. Il a également dénoncé les effets du réchauffement climatique en citant des chiffres publiés par l’Organisation Internationale des Migrations, selon lesquels 200 millions de gens seraient obligés de migrer, directement à cause du changement climatique. « Ce dont souffre notre économie mondiale semble intimidant, écrasant et peut-être même hors de notre portée. Cependant, s'il y a une leçon à retenir du progrès de la civilisation humaine pendant des siècles, c'est que nous sommes suffisamment équipés pour inspirer et susciter le changement »

Les conférences continueront d’explorer les sources de confiance et d’intégrité dans le but de développer à travers des groupes de travail, des plans d’action qui pourraient être présentées aux organisations appropriés et aux décideurs.

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